TIMGAD

Timgad est une ville du Nord - Est de l’Algérie, située dans la wilaya de Batna dans les Aurès. Elle se situe à 62 km à l’Est de la ville de Batna, et à plus de 530 Kms à l’Est d’Alger.



La ville de Timgad est connue par les vestiges de la ville romaine de Tharmgadi à coté de laquelle elle a été fondée par l’empereur romain Trajan l’an 100 av J.C, pour sa situation stratégique mais elle se transforma rapidement en zone d’habitation.

Initialement d’une superficie de 12 hectares, elle finit par en occuper une cinquantaine. La ville romaine portait le nom de Tharmgadi.

Le plan initial de Timgad est quadrangulaire et géométrique : deux grands axes routiers la traversent d’Est en Ouest (Documanus maximus) et du Nord au Sud (Cardo maximus).

En s’entrecroisant, les deux axes forment des carrés de 20 m de coté, et ont servi à la construction d’habitations individuelles. Chaque rue se termine par une grande porte en pierre avec des colonnes de part et d’autre et un arc au dessus.

La pierre est sculptée et d’une grande beauté. Les romains entourèrent la ville d’une grande muraille de pierre pour la protéger.

Et des vestiges qui restent, jusqu’à présent, on citera le forum ( coeur politique et social de la cité) , la place publique , la basilique, le palais de justice, à coté le marché et les boutiques et non loin de là fut érigé le théâtre .

Le théâtre est le principal édifice de spectacle de la ville de Timgad.
Situé au Sud du forum, au flanc d’une colline, le théâtre, avec une cavea de 63 mètres de diamètre, peut  accueillir environ 3500 personnes

Et à partir de la 2e moitié du 2e siècle av. J.C, la ville connu un développement  urbanistique très important.

De nouveaux quartiers virent le jour, de nouveaux lieux de culte (14), des bains publics très importants.

Et le développement de la ville connu sou apogée au 3e siècle av. JC ; C’est la période où de nouvelles réalisations virent le jour telles que la bibliothèque publique, un grand marché et de nouvelles habitations plus grandes et plus luxueuses.

Et au 5e siècle av. JC la ville fut prise par les Vandales qui lui firent subir beaucoup de destructions comme par ailleurs dans les autres villes romaines en Algérie.



L’occupation Vandale de la ville dura environ 1 siècle et prit fin avec la conquête de la ville par les Byzantins qui rasèrent les traces romaines et construisirent le fort Byzantin toujours visible sur le site non loin de la ville romaine.

Le fort Byzantin n’égale pas la beauté et la finesse de l’architecture romaine.
Et la conquête musulmane du Maghreb qui se situe au 7e siècle ap. JC, mit fin à la période Byzantine.

Et après des siècles de changements architecturaux la terre recouvrit les constructions et elle tomba dans l’oubli.

Ce n’est qu’en 1880 que les français décidèrent de commencer des fouilles sur le site qui durèrent jusqu’à la veille de l’indépendance en 1962.

Les fouilles progressèrent rapidement et les archéologues français vers 1884 dégagèrent les sites essentiels des vestiges romains.

Un musée fut construit pour préserver les précieux vestiges des actes de vandalisme. Des poteries, de très belles mosaïques qui couvraient le sol des habitations privées et les bains publics, un ensemble de  statues et de bas reliefs qui donnent une idée très précise des habitants de Timgad à travers les inscriptions et les dessins y sont gravés  et qui nous conduit à la connaissance des anciens habitants de la ville. (Par exemple la sacralisation de la mort chez les romains qui mettent dans le tombeau une assiette pour que le mort puisse manger.)

Se promener sur le site de Timgad est exceptionnellement enrichissant pour celui qui sait observer les lieux, les habitations, les ruelles, les pierres  et essayer d’imaginer la ville vivante d’antan.

Et là, vous découvrirez leur goût artistique élevé dans leur façon de vivre. Les édifices reflètent leur haut niveau de vie économique, culturelle et religieuse.


Les marchés, les commerces, les bains, le théâtre, la bibliothèque, les églises …etc. ;  tout ce qui peut attirer l’attention à Timgad ne peut égaler l’horloge solaire qui existe au cœur de la place publique du Forum et elle se constitue de lignes verticales qui indiquent le temps aux habitants grâce aux reflets des rayons du soleil sur ces lignes.

Comme se distingue la ville par sa bibliothèque municipale qui située au coeur de la ville ; souligne l’importance qu’elle avait dans la culture urbaine. La  Bibliothèque était organisée autour d’un portique à trois cotés ouvrant largement sur la rue. Selon les estimations des archéologues et chercheurs elle pouvait accueillir jusqu’à 6800 volumes et était la 2e bibliothèque de l’empire romain.



La ville de Batna

La ville de Batna se situe dans l’est du pays à 425 km au sud - est de la capitale, et à une altitude de 980 m au dessus du niveau de la mer.



La ville de Batna, de son vrai nom Bathna, a vu le jour sur décret du 12 septembre 1848 signé par Napoléon. Ceci et venu après la décision de  la commission consultative siégeant à Constantine de faire de Batna une future ville du fait de sa position stratégique à la croisée des axes Biskra Tébessa, Sétif et Constantine .

La position géographique de la ville de Batna présente certains avantages. Elle est située à l’intersection de deux principaux axes routiers l’axe Nord - Sud reliant le nord du pays au sud et grand sud ; et l’axe reliant l’Est - l’Ouest à travers les hauts plateaux.

La ville est desservie par un aéroport international « Mustapha Ben Boulaid » distant de 25 km.

A proximité de la ville se trouvent de merveilleux sites archéologiques tels que ruines romaines de Tazoult , de Timgad , le mausolée d’Imadghassen, une des plus anciennes mosquées d’Afrique  du nord bâtie par Sidi Okba , où il est enterré , les gorges d’El Kantara porte du grand sud , les balcons de Ghoufi.

Le parc national de Belzema et le mont chélia qui culmine à plus de 2300 m constituent des merveilles naturelles des Aurès, dont Batna est la capitale.

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